Elle crée actuellement une pièce chorégraphique shānta pour cinq danseuses, commande de Césaré, coproduction de la Scène Nationale d’Orléans. Artiste en résidence au Centre des arts numériques à Enghien-Les-Bains en 2020-21, elle travaille sur une installation sonore et visuelle the monkey in the abstract garden pour voix, musique électronique, paysage et vidéo.
Elle est compositrice en résidence au Château de Chambord en 2020, où elle enregistre bientôt un nouveau solo de saxophone. Sa pièce pour orchestre symphonique humus, commande du Paris Mozart Orchestra - Claire Gibault sera créée à la Philharmonie de Paris en 2020. Elle travaille actuellement sur un mélologue L’Homme qui plantait des arbres de Jean Giono, pièce pour récitante et ensemble de dix musiciens, nouvelle commande du PMO - Claire Gibault pour 2021. Elle jouera aussi la musique de Lady Aoi de Yukio Mishima, mis en scène Raphaël Trano de Angelis pour une création au musée Guimet en 2022. »
Comment s'est fait le choix de l'instrument ? La découverte de John Coltrane dans le vinyl Round Midnight de Miles Davis.
Quelles sont vos principales influences ? Mes amis musiciens, chorégraphes, poètes, peintres, écrivains, Anne Teresa De Keersmaeker et Rosas, les grands créateurs toutes disciplines confondues, Black Mountain College, Parvathy Baul...
Cinq clés pour le jazz
Qu’est-ce que le jazz ? La diversité.
Pourquoi la passion du jazz ? la liberté.
Où écouter du jazz ? Emprunter des disques à la bibliothèque...
Comment découvrir le jazz ? En allant écouter des concerts !
Une anecdote autour du jazz ? Je crois que je ne suis plus dans le monde du jazz… [Sourires]
Le portrait chinois
Si j’étais un animal, je serais un chat,
Si j’étais une fleur, je serais un coquelicot,
Si j’étais un fruit, je serais une mangue,
Si j’étais une boisson, je serais un jus de citron,
Si j’étais un plat, je serais des sushis végétariens,
Si j’étais une lettre, je serais le A,
Si j’étais un mot, je serais courageuse,
Si j’étais un chiffre, je serais 7,
Si j’étais une couleur, je serais indigo,
Si j’étais une note, je serais un si bémol.
Les bonheurs et regrets musicaux
Les bonheurs : mon disque Owls Talk avec Paul Motian, Gary Peacock et Lee Konitz, mes deux résidences à la Mac Dowell Colony, ma pièce pour orchestre symphonique Humus, Nāga, The Monkey in The Abstract Garden, chanter avec l’Ensemble Dedalus…
Les regrets : ne pas avoir eu le temps d’enregistrer en duo avec Jean-Jacques Avenel.
Sur l’île déserte…
Quels disques ? A Fender Rhodes Solo de Jozef Dumoulin, Triangle de Tethered Moon, Angles of Repose de Joe Maneri, Barre Phillips et Mat Maneri, Magical Moments of Rhythm de Zakir Hussain, Improvisations au Zarb de Djamchid Chemirani, Solo Session (Volume 1) de Nelson Veras, les Sonates et Partitas de Johann Sebastian Bach par David Grimal, Solo Live at Pôle Sud de Jean-Jacques Avenel...
Quels livres ? La bande dessinée Anent de Alessandro Pignocchi, Le Médecin de Cordoue de Herbert Le Porrier, La maîtresse des épices de Chitra Banerjee Divakaruni, Le jardin en mouvement de Gilles Clément et L’espace vide de Peter Brook.
Quels films ? La danse du vent de Rajan Khosa, The Taste of Tea de Katsuhito Ishii, Les enfants du paradis de Marcel Carné et Les ailes du désir de Wim Wenders.
Quelles peintures ? Voyage cosmique en bateau de Paul Klee, un tableau de Geneviève Asse, un collage de Mamiko Otsubo, Ceruleum Deep Blue, Notation n°2 et Silences 5/5 de Fabienne Verdier...
Quels loisirs ? Le yoga, le dessin, la lecture et faire du pain !
Les projets
Finir ma pièce chorégraphique Shānta, composer un opéra sur le climat, terminer ma création The Monkey in The Abstract Garden, dans laquelle je chante, écrire un mélologue sur L’Homme qui plantait des arbres de Jean Giono pour un ensemble de dix musiciens et une récitante, qui est une commande du Paris Mozart Orchestra de Claire Gibault pour août 2021...
Trois vœux…
1. Travailler avec les bonnes personnes !
2. Que Shānta et Humus tournent dans le monde entier, dans les plus belles salles !
3. Continuer à vivre de ma musique…