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Fabien Mary & Hugo Guezbar Studio de l'Ermitage - 10 mars 2026 ©
PLM
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Fabien Mary & Hugo Guezbar Studio de l'Ermitage - 10 mars 2026 ©
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Chaque mois, Les Notes de la Marée vous présentent les disques, livres, films et autres reçus par Jazz à bâbord.
Voici des albums à découvrir au mois de mars...
Le 13 février 2026, Öztürk sort Simple Things en compagnie d'une paire rythmique proverbiale : Thomas Bramerie à la contrebasse et Franck Agulhon à la batterie. Le pianiste a également convié le trompettiste Patrice Lerech, le corniste Franck Leroy, plus les voix de David Linx et Sascha Ley. Les deux compositions instrumentales et les sept airs sont signés Öztürk, mais il a laissé Linx et Ley écrire les paroles de leurs chants respectifs. Chaque morceau suit le format chanson, autour de trois minutes.
Les mélodies de Simple Things fleurent bon l'intimité (« Run »), voire une certaine mélancolie, quand la voix et le piano se retrouvent en duo (« Quiet Now », « Impermanent Horizons »). Les thème-riffs se parent d'accents pop (« The Lady Of The Fountain »), voire bluesy ou folk (« Simple Things »). A capela dans « What Comes What Goes », les deux mains d'Öztürk entrelacent leurs voix avec d'ingénieuses ruptures mélodiques et rythmiques. Les lignes sobres et moelleuses de la trompette soutenues par les contre-chants du piano forment un écrin élégant comme, par exemple, dans le morceau instrumental « Septembre ». Les chœurs aériens du cor et de la trompette bouchée soulignent le timbre chaud (« Simple Things ») ou feutré (« Quiet Now ») d'Öztürk, accentuent le côté pop (« Run ») et apportent de l'épaisseur aux textures sonores (« The Sign »). Les contrepoints et unissons du piano, alliés à une contrebasse - batterie dynamique, mettent en valeur « The Lady Of The Fountain », chanson typique « Lynxienne » avec ses modulations, pirouettes rythmiques, sauts d'intervalles, dissonances et autres vocalises. En duo avec Öztürk dans « On The Overpass », Lynx laisse libre court à la sophistication de son chant. Même délicatesse du piano quand il accompagne la voix grave, chaude et légèrement rauque de Ley pour interpréter le raffiné « Impermanent Horizons ». Avec ses lignes souples émaillées de shuffle entraînants sur des crépitements gracieux (« Septembre »), son énergie infaillible (« Run »), ses motifs chaloupés et groovy (« Simple Things »), ses phrases foisonnantes et dansantes (« The Sign »), la rythmique Bramerie et Agulhon va comme un gant à Simple Things.
A l'image du titre de l'album, Öztürk propose des petites pièces personnelles, des choses simples auxquelles il fait bon revenir de temps en temps...
Le disque
Simple
Things
Murat
Öztürk
Murat
Öztürk (p), Thomas Bramerie (b) et Franck Agulhon (d), avec David
Linx (voc), Sascha Ley (voc), Patrice Lerech (tp) et Franck Leroy
(cor).
Mözarts
- MOZ0125
Sortie
le 13 février 2026
Liste des morceaux
01.
« Septembre »,
Öztürk (2:49).
02.
« The Lady Of The Fountain »,
Öztürk & Linx (2:56).
03.
« Impermanent Horizons
», Öztürk & Ley
(3:29).
04.
« Simple Things »,
Öztürk (3:38).
05.
« Run »,
Öztürk (3:57).
06.
« On The Overpass »,
Öztürk & Linx (2:22).
07.
« The Sign »,
Öztürk (3:25).
08.
« Quiet Now »,
Öztürk (3:12).
09.
« What Comes What Goes
», Öztürk (2:34).
Retour aux notes de la marée...
Les paroles et musiques des quatorze morceaux sont évidemment signés Perrudin, sauf « Cruauté », dont le texte est un collage réalisé à partir de poèmes de Laura Vazquez, tirés de Vous êtes de moins en moins réels.
Même si Perrudin utilise ça-et-là la structure couplets - refrain, les chansons adoptent des formats libres, plus en ligne avec sa volonté de ne pas « contorsionner la forme à une idée pré-conçue ou à des habitudes conceptuelles ». La voix claire, dans une tessiture plutôt aiguë (« Reverse ») s'élève, diaphane (« Le Point du Temps »), aérienne (« La Lie ») ou vaporeuse (« Cruauté »). Les chansons à texte (« Rhinocéros ») parfois presque psalmodiées (« C’est vous qui passez »), peuvent évoquer du folk (« Utempia ») ou de la pop (« Time Creases ») alternatives. Perrudin accompagne ses chants de constructions rythmiques variées aux accents world music : riffs joués à la guitare (« Black Light »), motifs rythmiques égrenés par la harpe (« Meaning »), leitmotiv percussifs (« Le Nerf de la Guerre »), ostinato (« Cruauté »), pédales (« Utempia »), cellules répétitives (« Je n’oublie Personne »), boucles entraînantes (« Time Thieves »)...
Tempus est comme un recueil de poèmes intimes, autant de réflexions sur le temps qu'on ne prend plus...
Liste des morceaux